Il existe autant d'interprétations d'une œuvre que d'observateurs... Créée par une seule personne dont le regard tourné vers l'extérieur interroge l'intérieur de lui-même, l'œuvre est ensuite livrée à la propre conscience de l'observateur qui se découvre à travers elle. Donner un titre à une œuvre, c'est déjà influencer un regard. Je vois les œuvres d'art comme un relais aux autres. Elles n'appartiennent plus à leur créateur dès lors qu'elles sont livrées à d'autres regards ; leur diffusion leur donne une valeur. Je comparerais l'art à un psychothérapeute universel qui nous renverrait à nous-même. C'est pourquoi ma perception et mon investissement dans mes créations sont plus ou moins conscients, mais jamais vraiment explicables. Les couleurs, les formes, les textures nous leurrent si l'on croit qu'elles font l'œuvre. Elles ne sont qu'un prétexte et un moyen d'expression. Ma ligne directrice d'inspiration n'apparaît pas d'évidence. Elle est guidée par un instinct laissé en liberté qui ne peut me limiter à un seul style d'expression. Peindre ou sculpter, c'est musarder d'une tournure à une autre sans se fixer sur un style unique. J'ai alors le sentiment de contribuer au monde et à la vie . » Catherine Beneaux
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